Choisir une revue pour une publication d’un article scientifique est une étape cruciale dans une carrière de chercheur ou de professionnel de santé. Mais encore faut-il savoir où publier. Le choix de la revue influence la visibilité, la crédibilité et l’impact de votre recherche. Voici les clés pour bien choisir.
Choisir une revue pour une publication c’est déjà connaître votre objectif de publication
Avant même de lister les revues potentielles, posez-vous ces questions :
- Souhaitez-vous toucher des chercheurs du même domaine, ou un public plus large ?
- Cherchez-vous un facteur d’impact élevé, ou une publication rapide ?
- Avez-vous des contraintes de financement pour les frais de publication (APC) ?
Si vous visez la visibilité académique, privilégiez des revues indexées dans PubMed, Scopus ou le Web of Science
Vérifier l’adéquation entre votre sujet et la ligne éditoriale
Chaque revue a sa thématique et spécialité. Même un article de qualité sera refusé s’il ne correspond pas aux objectifs de la revue.
Consultez la section « Aims and Scope » sur le site de la revue. Par exemple, pour un article sur un essai clinique en oncologie, des revues comme The Lancet Oncology ou Annals of Oncology seront plus pertinentes que des revues généralistes.
Facteur d’impact et alternatives
Le facteur d’impact (IF) reste un critère important. Il peut être controversé. Il reflète le nombre moyen de citations par article publié. Dans les faits, on établit qu’environ 80% des citations d’une revue sont concentrées dans seulement 20% des articles publiés.
Cependant, il ne doit pas être le seul critère.
D’autres indicateurs comme le SJR (Scimago Journal Rank) ou le h-index peuvent compléter l’analyse. Et attention : certaines revues prédatrices affichent de faux indicateurs.
Utilisez des outils comme :
- Journal Citation Reports (JCR)
- Scimago Journal & Country Rank
Accès ouvert ou abonnement ?
Les revues en open access offrent une visibilité maximale mais impliquent souvent des frais de publication (jusqu’à 3000€). Les revues traditionnelles par abonnement sont gratuites pour les auteurs mais moins accessibles aux lecteurs.
Certains éditeurs proposent des formules hybrides. Vérifiez si votre institution bénéficie d’un accord avec des plateformes comme SpringerOpen ou Elsevier Open Access.
Méfiez-vous des revues prédatrices
Les revues prédatrices promettent une publication rapide contre argent, sans vraie relecture par les pairs. Pour les repérer :
- Absence de comité éditorial identifiable
- Invitations trop génériques
- Adresse mail non professionnelle
Consultez la liste de Beall pour identifier les revues douteuses.
Délais de publication et taux d’acceptation
Un bon article peut rester bloqué plusieurs mois. Si vous êtes pressé (thèse, financement, concours), préférez une revue avec un délai moyen de publication court (souvent indiqué sur le site).
Certaines revues communiquent aussi leur taux d’acceptation, Le taux d’acceptation (ou de rejet) est le rapport entre le nombre d’articles soumis et le nombre d’articles publiés . Il permet de mesurer la sélectivité ou le prestige d’une revue. Même si Il n’existe pas de liste ni de base de données unique des taux d’acceptation, il semblerait être à moins de 10 % ?
Et les revues françaises ?
Pour les publications francophones ou pour des études à impact local, des revues comme La Revue du Praticien, Médecine/Sciences ou La Presse Médicale sont des options pertinentes.
Le Catalogue du SUDOC peut vous aider à trouver des revues francophones indexées.






